Un revers mais trois promesses

Publié le par Garion

Dans le marasme de la défaite contre le Nigeria (0-1), trois joueurs ont envoyé quelques signaux positifs et donné l'impression que quelques chantiers avançaient malgré tout : Squillaci, Ribéry et Gignac.




André-Pierre Gignac a été avec Franck Ribéry et Sébastien Squillaci l'une des rares satisfactions contre le Nigeria. (L'Equipe)





La constance de Squillaci

Le défenseur central du FC Séville évolue en équipe de France depuis 2004. Titulaire au début de la campagne de qualifications de la Coupe du monde 2006, il avait laissé passer sa chance et s'était enfermé dans un rôle de remplaçant du remplaçant. Les circonstances (blessés, méformes, suspendu) l'ont aidé à revenir au premier plan il y a trois mois lors de la double confrontation contre la Lituanie (1-0, 1-0). Il pourrait bien y avoir gagné ses galons de titulaire. Reconduit face au Nigeria, présent dans le onze pour la troisième fois consécutive, il fut l'un des rares joueurs à surnager. Sobre comme d'habitude, mais respecté dans les duels, aussi bien au sol que dans les airs, il a pris une option sur le deuxième poste en défense centrale aux côtés de William Gallas (absent sur blessure), qui reste l'homme de base de la ligne arrière de Domenech.

Les connexions de Ribéry

Il y a deux façons de lire le match de Ribéry contre le Nigeria : considérer qu'il a raté une occasion très franche sur centre de Gignac, qu'il a pu s'enfermer dans quelques actions individuelles un peu vaines et qu'il a été un peu sélectif sur son investissement. Ou bien admettre que s'il est parti sur des séquences en solo, s'il a tenté le diable au mépris du repli défensif, c'est parce que le joueur du Bayern avait bien compris qu'il était le seul à créer quelques étincelles dans cette partie et bonifier les ballons qui avançaient. Dans le premier tiers du match, c'était le cas. Quasiment le seul Français à avoir gagné des duels offensifs et éliminé des joueurs, Ribéry a surtout confirmé que sa relation technique avec Benzema et Anelka avait quelque chose en elle de prometteur. Aligné dans l'axe en début de match, il s'est vite déporté à gauche, poste qu'il considère comme son meilleur, laissant Benzema évoluer derrière Anelka dans un rôle que le Lyonnais maîtrise moins. Hasard guidé par le jeu ou message subliminal envoyé au staff ? En tout cas, cette spontanéité dont les Bleus manquent tant, Ribéry l'a.

L'énergie de Gignac

Deux sélections, deux entrées en jeu, guère plus de 65 minutes passées sur le terrain, il n'a pas fallu grand-chose à André-Pierre Gignac pour donner l'impression qu'il avait saisi sa chance en équipe de France. Mardi, le Toulousain a remplacé Nicolas Anelka à la pause et n'a pas paru concerné par le manque d'énergie propre à la fin d'une longue saison. Il aurait pu réaliser une deuxième passe décisive si Ribéry avait été plus précis (52e). Il aurait pu ouvrir son compteur buts, aussi, côté gauche, sur une action typique de celles qui lui ont permis de scorer 24 fois en L1, mais il a été contré par la défense pour un rien d'attentisme (60e). En équipe de France comme à Toulouse, il pèse, se déplace, dévie, gagne du terrain. En un mot, à ce poste hyper concurrentiel, il donne l'impression qu'il sera difficile de faire sans lui ces prochains mois.
(Source : l'équipe)

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Publié dans Gignac chez les bleus

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